Auteur (romans, essais),


Prof d'anglais,


Fou de musique

 

Fan d'horreur et de fantastique


À Noël 2024, on m'a offert une nouvelle guitare et de nouveaux harmonicas, remplaçant ceux qu'un incendie et l'enfumage de mon appart avaient rendus insalubres en octobre 2022. Après maintes années à faire peu de musique par manque de temps, et deux ans et quelque à n'en faire plus du tout par manque d'instruments utilisables, j'ai résolu à présent de me forcer à trouver le temps, donc je fais des vidéos Youtube pour me motiver.


4 janvier 2025



Première nouvelle chanson apprise sur mes nouveaux instruments apportés par le père Noël (à Noël 2024, bien sûr).


 Paroles et musique du chansonnier folk anglais Graham Moore (1995).


Mais ma principale référence, personnellement, c'est la version du groupe folk anglo-gallois The Trials of Cato (2018)

(J'ai parlé d'eux dans cette promenade musicale).


8 janvier 2025                                 1. God Rest Ye Merry Gentlemen (traditional) 0:00

2. Bells Over Belfast (The Irish Rovers) 2:59

3. It's a Terrifier Christmas (Dave Eggar, Jon and Al Kaplan) 6:50


De nombreuses personnes ont joué "God Rest Ye Merry Gentlemen", qui est un chant de Noël traditionnel anglais, répertorié n°394 dans le Roud Folk Song Index (merci Wikipédia pour l'info), mais voici mes principales références personnelles en ce qui concerne cette chanson : la version de Nat King Cole (1960) ; la version des Chieftains (1991) ; la version des Irish Rovers (1999); et la version de Dave Eggar, Quilted Lunchbox et Teni Rane de l'EP Blood Before Pride Presents: Tidings of Macabre Joy (2024), qui figure également dans le film de Damien Leone Terrifier 3 (2024).


"Bells Over Belfast" est tiré de l'album Songs of Christmas (1999) du groupe irlandais de musique celtique The Irish Rovers.


"It's a Terrifier Christmas" est un faux chant de Noël très marrant à propos d'Art the Clown, de Dave Eggar, Jon et Al Kaplan, et qui fait partie de la bande originale du film de Damien Leone Terrifier 3 (2024).


La police des titres est Lucida Handwriting (© 1991 Bigelow & Holmes Inc.).


11 janvier 2025.  Quand on aime les chansons folk, les chansons de Noël, les chansons rigolotes ET les films d'horreur...


La première (0:00) est "It's a Terrifier Christmas", une fausse chanson de Noël à propos d'Art le clown, par Dave Eggar & Jon & Al Kaplan, et qui figure dans la B.O. du film de Damien Leone Terrifier 3 (2024).


La deuxième (0:58) est "The Clown Café", de Jon & Al Kaplan — la fausse chanson publicitaire, folksy et amusante, que joue Leah Voysey dans la scène de cauchemar du film de Damien Leone Terrifier 2 (2022).


 La première image est tirée de mon sapin de Noël.


La seconde est une création de Em1rc4n (Deviant Art).


La police des titres est "Massacre", de Norfok Incredible Font Design.


31 janvier 2025


Mon hommage posthume au récemment défunt David Lynch, sous forme d'adaptation (en mon genre de gratouillage simpliste) de la musique envoûtante (1989) composée par Angelo Badalamenti pour le générique de la série éblouissante de Lynch Twin Peaks (1990-1991, 2017).


Merci aux tutorialistes bien plus doués dont je me suis inspiré pour bricoler ce truc, comme Adriano Tarullo ou surtout Romain CNC.


17 mars 2025


Paroles originales de l'auteur, compositeur et patron de pub irlandais Cathal McGarvey (1866-1927), et écrites à une date incertaine.


La musique est celle de la chanson traditionnelle anglaise « Dives and Lazarus » (numéro 477 dans le Roud Folk Song Index). Elle a été reprise par certains chanteurs folk irlandais comme musique de fond de la ballade « My Love Nell » et de « The Star of the County Down ».


La première version que j'ai entendue de cette chanson est celle de Fair Isle Folk (1985), sur une compilation de « chansons de pubs » irlandaises. Depuis, j'ai été particulièrement séduit par la version live du groupe folk celtique français Tonynara (1999). Mais évidemment, les versions classiques des Chieftains (1988) ou des Irish Rovers (1996), ou encore la version punk-ish des Pogues (2005) sont toutes des versions très importantes et marquantes de la chanson.


Pour en savoir plus sur le parolier, McGarvey, et sur l'histoire de la chanson, consultez la note n° 13 de cette promenade musicale.


27 mars 2025


Bien entendu, paroles de Paul Simon, musique de Paul Simon et Art Garfunkel (1964). La reprise est dédicacée à Maëlle Tessier, qui m'a "commandé" la vidéo.


31 mars 2025 


La "vraie" version originale de cette chanson a été créée par Tears for Fears (1982), avec des paroles et une musique du chanteur et guitariste Roland Orzabal, mais le chant est assuré par le bassiste Curt Smith.


Cependant, je n'aime vraiment pas cette version.


La chanson a été reprise en 2001 pour l'étrange et brillante bande originale de l'étrange et brilllant film Donnie Darko. Le chant est assuré par Gary Jules, et la musique a été arrangée et est interprétée par Michael Andrews (qui a également composé le reste de la B.O. du film). J'ai l'impression que ces deux gars ont pris une chanson pas terrible d'un groupe dont je ne suis clairement pas fan, et l'ont transformée en un magnifique morceau d'une perfection déchirante.


Évidemment, c'est la reprise de Jules/Andrews, plutôt que l'original de Tears for Fears, qui m'a donné envie d'apprendre cette chanson.


4 avril 2025


Ma chanson préférée de Bob Dylan (avec un petit emprunt à la ballade traditionnelle écossaise "Mary Hamilton" (Roud Folk Song Index 79) pour la mélodie du refrain), tirée de son album The Times They Are A-Changin' (1964).


Une magnifique et tragique dénonciation des horreurs de la ségrégation ainsi que des privilèges des criminels riches et influents (et de ce point de vue, il n'y a pas grand-chose qui a changé, hein, Donald et Elon?).


Le portrait de Dylan à l'arrière-plan est une reproduction, par ma chère pote Maryse Bellenger, de la couverture réalisée par Malika Favre pour le numéro du New Yorker daté du 13 octobre 2016 (jour où Dylan s'est vu décerner le prix Nobel de littérature).


Quant à mon tee-shirt Dylan Dog, ce n'est qu'une heureuse coïncidence.


7 avril 2025


Paroles et musique de Léo Ferré. Chanson tirée de son album L'Été 68 (1969).


10 avril 2025


Je ne suis pas particulièrement fan des Rolling Stones, en général, mais cette chanson-là (1966; paroles et musique de Mick Jagger et Keith Richards), je l'adooooore.


V'là aussi un détournement fun, dont je suis également fan.


Voici une p'tite chanson rien que pour toi vu que c'est ton jour consacré! 😉


C'est aussi censé être un mélange de la mélodie d'une chanson intitulée "Good Morning to All" (1893) de Patty et Mildred Hill, et de paroles qui y ont été associées à une époque indéterminée, mais la première fois qu'un dépôt légal a été fait, c'était en 1935, aux noms de Preston Ware Orem et Mrs. R. R. Forman, qui seraient donc les paroliers.


18 avril 2025


Paroles d'Arthur Freed et musique de Nacio Herb Brown. Interprétée pour la première fois à Broadway par Doris Eaton Travis dansThe Hollywood Music Box Revue (1929), puis largement popularisée par Cliff Edwards et les Brox Sisters dans The Hollywood Revue of 1929, puis jouée pendant des années par divers artistes — mais bien sûr la version la plus connue est celle interprétée par Gene Kelly dans le film  Singin' in the Rain (1952), réalisé par Kelly lui-même et Stanley Donen (et produit par Arthur Freed, le gars qui a écrit les paroles de la chanson à l'origine. La boucle est bouclée).


20 avril 2025


Ce n'est pas la Saint-Patrick, mais c'est Pâques. Or, pour qui s'intéresse à la culture irlandaise, qui dit Pâques dit "Easter Rising" (l'insurrection de Pâques 1916, l'un des premiers événements du tournant révolutionnaire menant à la guerre d'indépendance irlandaise), et qui dit "Easter Rising" dit "The Foggy Dew", la célèbre chanson qui raconte l'insurrection.


Cette chanson a été écrite en 1919 par un prêtre irlandais nommé Charles O'Neill, dans la région qui ne s'appelait pas encore l'Irlande du Nord. La mélodie est empruntée à une autre chanson traditionnelle irlandaise plus ancienne, intitulée "The Moorlough Shore" (Roud Folk Song Index 2742). L'une des interprétations les plus célèbres de "The Foggy Dew" pour la fin du XXe siècle est probablement la collaboration entre les Chieftains et Sinéad O'Connor en 1995 (sur l'album The Long Black Veil des Chieftains). Les bons vieux Dubliners assuraient aussi forcément, lorsqu'ils faisaient cette chanson. J'ai toutefois un faible particulier pour deux versions françaises : la collaboration de Gilles Servat avec Ronnie Drew des Dubliners sur l'album Sur les quais de Dublin de Servat en 1996, et la version de Tonynara, tirée de leur album de 1992 Vagabondages.


24 avril 2025


Je viens de recevoir avec plaisir, dans ma boîte aux lettres, le DVD de l'excellent film de Takashi Yamazaki Godzilla Minus One (2023). Donc, en hommage au Roi des Monstres, à la machine à joie créée en 1954 par Ishirō Honda et Shigeru Kayama, voici ma version acoustique de la chanson godzillesque "Trampling Tokyo" (1994). Cette chanson a été écrite par Alan Moore (le scénariste de bande dessinée et romancier à qui on doit Swamp Thing, Watchmen, le reboot des années 1980 de Marvelman, From Hell, Halo Jones, La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, Lost Girls, Voice of the Fire, Neonomicon, Jerusalem, The Great When et d'innombrables autres œuvres remarquables), sur une musique de Patrick Huntrods, dit Pat Fish (dit The Jazz Butcher).

Les paroles ont été initialement
publiées (avec des illustrations d'Arthur Adams) dans le numéro 18 de la série de bandes dessinées anthologique Negative Burn (1994) et la chanson a été enregistrée en 1993 avec Alan Moore au chant et Pat Fish aux chœurs, à la guitare et à l'orgue — mais éditée en CD uniquement en 2011, dans une compilation de chansons d'Alan Moore qui accompagnait le livre biographique de Gary Spencer Millidge Alan Moore: Storyteller.


Je ne sais pas si les accords de guitare que j'utilise sont les bons. Je les ai déduits de la mélodie. De même, mes divagations à l'harmonica sont une approximation très approximative de ce que Pat Fish fait à l'orgue dans l'enregistrement original. J'espère que le résultat est agréable.

L'arrière-plan de la vidéo est une belle
composition de "fan art" de Noger Chen, inspirée du magnifique film Shin Godzilla (2016) de Hideaki Anno et Shinji Higuchi.


4 mai 2025


Défi: chanter dans une langue que je ne connais pas du tout. J'espère que le résultat n'est pas trop naze (ni l'idée trop cringe), mais j'aime vraiment beaucoup la chanson (et les films auxquels elle est associée).

Donc voici "
Urami Bushi", la chanson interprétée par l'actrice Meiko Kaji dans la bande originale du film de Shunya Itō La Femme Scorpion (女囚701号/さそり, Joshū Nana-maru-ichi Gō / Sasori) (1972), dont elle est l'actrice principale, et les suites du film, dont elle est aussi l'actrice principale.


Les paroles sont de Shunya Itō, le réalisateur, et la musique est du compositeur de la bande originale, Shunsuke Kikuchi.


(Vous la connaissez peut-être aussi parce qu'elle est recyclée, en hommage à la série de films sur Scorpion, dans le générique de fin de Kill Bill, vol. 2 (2004) de Quentin Tarantino.)


15 mai 2025


Ma chanson préférée de Tom Waits, tirée de son album Swordfishtrombones (1983).


17 mai 2025


Paroles de Renaud Séchan. Musique de Franck Langolff. La chanson date de 1988 (elle était sur l'album Putain de camion), et elle aurait aussi bien pu être écrite hier, car après 37 ans, strictement rien n'a changé, ou alors en pire.


22 mai 2025


Une chanson qui est cool à deux égards:


- d'abord, c'est à l'origine une chanson de Nine Inch Nails, sortie sur son album The Downward Spiral (1994), et c'est un des chefs-d'œuvre de cet excellent groupe de rock indus


- ensuite, en 2002, la chanson a été reprise par le légendaire Johnny Cash, et figure sur son ultime album sorti avant sa mort, American IV: The Man Comes Around. Sa version acoustique, folk et pétrie de sincérité est si émouvante et éblouissante qu'elle est instantanément devenue sa chanson testament


25 mai 2025


Cette reprise, dédiée à ma môman en ce jour de fête des mères, est une vieille chanson américaine, initialement composée par un chansonnier irlando-américain de la fin du XIXème/début du XXème, appelé James Thornton, et enregistrée pour la première fois en 1903, par le duo de chanteurs et musiciens populaires Byron G. Harlan et Frank C. Stanley.

Ce n'est toutefois pas par cette version que je la connais, bien sûr, mais par
celle du légendaireJohnny Cash, version qui figure au programme de la compilation posthume Personal File (2006), qui regroupe des enregistrements précédemment inédits, faits dans un cadre intime, en 1973 pour la plupart, et retrouvés parmi ses effets personnels après sa mort.


28 mai 2025


Bubba Ho-Tep (2002), de Don Coscarelli, est un film super. C'est une comédie d'horreur, mais à peine caché sous ce vernis d'horreur comique, c'est en fait un récit touchant et doux-amer sur la vieillesse. L'expérience est portée d'un bout à l'autre par une poésie teintée d'une profonde nostalgie envers certaines références et légendes de l'histoire de la culture américaine. Tout cela au service de l'histoire agréablement déjantée d'un sosie professionnel d'Elvis, vieillissant et qui se prend pour le vrai Elvis (ou est-il, peut-être, en fait, le vrai Elvis ?), et qui se lie d'amitié dans une maison de retraite privée du Texas avec un vieil Afro-Américain paraplégique qui prétend absurdement (ou révèle-t-il, peut-être, la vérité ?) être l'ancien président John Kennedy, dont la mort aurait été simulée et dont la peau aurait été teinte pour que Lyndon Johnson puisse le remplacer. Elvis (interprété par Bruce Campbell) et JFK (interprété par Ossie Davis) doivent ensuite combattre une momie égyptienne, qui tue chaque nuit les résidents de la maison en dévorant leurs vieilles âmes fatiguées.


La longue nouvelle dont le film est adapté est aussi super sympa. Elle est, elle aussi, intitulée "Bubba Ho-Tep" (1994), elle est l'œuvre de Joe R. Lansdale, écrivain texan d'horreur, de récits fantastiques, de westerns et de polars (on pourrait me semble-t-il le qualifier d'écrivain "néo-pulp") et elle se trouve dans son recueil de nouvelles Writer of the Purple Rage (1994).

La bande originale du film, composée par Brian Tyler, s'articule autour d'un thème récurrent, parfaitement résumé dans
ce morceau.

Ma version préférée de ce thème, dans toute la bande originale, c'est le magnifique morceau "
The King's Highway".

Dans la vidéo en lien ci-dessus, je joue simplement le thème principal de
Bubba Ho-Tep avec quelques bouts d'impro de temps en temps. C'est une petite déclaration d'amour à ce film et à sa musique.


17 juin 2025


À l'occasion de la sortie de mon article "Aux sources de la chanson réaliste folk punk de François Hadji-Lazaro : échos d’Irlande, d’Écosse et d’Amérique", paru dans la section musicale de la rubrique Ariel's Corner de la revue d'études anglophones en ligne Miranda, je poste ici mes p'tites reprises de deux chansons du groupe de François Hadji-Lazaro appelé Pigalle.

0:00 Dans la salle du bar-tabac de la rue des Martyrs
3:24 L'Éboueur

La première, "
Dans la salle du bar-tabac de la rue des Martyrs", est initialement parue en 1990 sur l'album de Pigalle Regards affligés sur la morne et pitoyable existence de Benjamin Tremblay, personnage falot mais ô combien attachant.


La seconde, "L'Éboueur", est d’abord
sortie en version low tech sur la compilationMon grand-frère est un rockeur (1987), puis rééditée sous une forme plus énergique, enregistrée en concert, sur l’albumPigallive (1992), version qui a grandement ma préférence.

Le premier écran de titre est illustré par une
photo intitulée "François Hadji-Lazaro en 1989 à la fête de l'Huma" et téléversée sur Wikimedia Commons par l'utilisateur Mouliric.

Le second écran de titre est illustré par une
photo intitulée "Pigalle (groupe) lors de Un été dans l'Aisne 2015 à Laon." et téléversée sur Wikimedia Commons par l'utilisateur G. Garitan.


26 juin 2025


Hey, plus ou moins en vacances, donc, pour fêter ça, voici la chanson la plus punchy que je connaisse par le gars qui fut autrefois baptisé Robert Allen Zimmerman, mais que vous connaissez peut-être sous le nom de Bob Dylan. 😉 Et la chanson est "Like a Rolling Stone", extraite de son formidable album Highway 61 Revisited (1965).


27 juin 2025


Nous entrons à présent dans une période de l'année où, la plupart du temps, cette chanson est celle qui convient le mieux.

C'est une chanson du chansonnier et prof de tai-chi américain Gene Burnett, extraite de son album
Double Hitters (2014).


Voici l'originale; voici aussi Burnett en train d'expliquer comment jouer la chanson (et oui, ma reprise est une version considérablement simplifiée, parce que je suis une grosse feignasse).

Voici enfin l'accueil du
site du bonhomme, et la liste de ses albums.


29 juin 2025


Un peu de finger-picking, même si je sais bien que je n'arriverai jamais à en faire correctement — juste parce que ces derniers temps j'écoute beaucoup Muireann Bradley et elle est géniale et ça fait envie (vous devriez l'écouter aussi).


À l'évidence, c'est une chanson de Bob Dylan, extraite de son album The Freewheelin' Bob Dylan (1962).


Oh, et bien sûr, Muireann Bradley la fait bien mieux que moi.



1er juillet 2025


C'est la minute punk! — avec "Demain il pleut", chanson de Guerilla Poubelle, extraite de leur album Il faut repeindre le monde... en noir (2005)...


... et, en ce moment, quand on lit le titre de la chanson, on se dit: "si seulement..."


4 juillet 2025


Une autre super chanson de Tom Waits, extraite de son album Orphans: Brawlers, Bawlers and Bastards (2006).


15 juillet 2025


Une de mes p'tites préférées de Georges Brassens (et appropriée vu que c'est les vacances d'été) (et bien que je n'en partage pas le jugement positif sur le temps estival (comme je l'ai déjà signalé ).


La chanson est initialement parue sur l'album du même titre, en 1966.


28 juillet 2025


Chanson folk traditionnelle (Roud Folk Song Index 6364), généralement attribuée aux prisonniers qui chantaient pendant les travaux forcés au Sud des États-Unis.


La chanson a été enregistrée commercialement pour la première fois en 1926 par Dave « Pistol Pete » Cutrell, membre de l'Oklahoma Cow Boy Band de McGinty.


Elle est probablement mieux connue via la version de 1934 enregistrée par le bluesman Huddie Ledbetter (alias Leadbelly).


Ma version préférée, cependant, est celle de la grande Odetta, enregistrée en 1964.


29 juillet 2025


Une autre super chanson de Bob Dylan, extraite de son album John Wesley Harding (1967).


31 juillet 2025


Après la chanson de film japonaise "Urami Bushi", je tente encore de chanter dans une langue que je ne parle pas et ne comprend pas totalement, m'humiliant de nouveau par amour du cinéma. 

Celle-là a été écrite (et interprétée, à l'origine) par la chanteuse italienne Elisa Toffoli, sur une musique d'Ennio Morricone, pour la bande originale du film de Quentin Tarantino Django Unchained (2013).

Et perdonami pour les moments où je bugue.


2 août 2025


Chanson de Johnny Cash (adaptée d'une composition de Gordon Jenkin), écrite en 1953, enregistrée et sortie pour la première fois sous forme de single en 1955, puis présente sur le premier album de Cash, Johnny Cash with His Hot and Blue Guitar! (1957), mais la version que je connais est l'enregistrement live réalisé devant les détenus de Folsom Prison, en 1968.


4 août 2025


Dédiée à une amie très chère, voici une reprise d'une chanson de Will Oldham, alias Bonnie "Prince" Billy, tirée de son album du même nom (1999).


En fait, c'est ma chanson préférée d'Oldham, et celle par laquelle je l'ai découvert après avoir entendu la reprise par Johnny Cash, qu'il interprète en duo avec Oldham sur l'album de Cash American III: Solitary Man (2000).


12 septembre 2025


Chanson de Georges Brassens, parue en 1953 sur un 78-tour Polydor intitulé Georges Brassens - 2.

Les paroles sont en fait quelques strophes du poème "L'Amour marin", de Paul Fort, paru en 1900 dans la première partie du tome II ("L'amour et l'aventure") des Ballades françaises.


20 octobre 2025


Une chanson rock de 1976, par le groupe américain Blue Öyster Cult, mais surtout une chanson qui figure dans la bande originale d'à peu près 90 000 films d'horreur et films fantastiques, donc elle est clairement Cyrillo-compatible même si je n'accroche pas spécialement au reste des productions de ce groupe.


31 octobre 2025


Les deux premiers couplets et le refrain de la fameuse chanson titre du film éponyme d'Ivan Reitman (1984). La chanson originale est de Ray Parker Jr.


15 novembre 2025

Chanson super cool des Doors, extraite de l'album Strange Days (1967).


4 décembre 2025


Ma chanson préférée, pour l'instant, du nouveau génie de la folk Jesse Welles — tirée de son album de 2025 intitulé Devil's Den (Certes, c'est pas mal à base de délire biblique, mais comme souvent ça donne de l'imagerie plutôt cool, et la mélodie reste sacrément dans la tête, en plus.)


10 décembre 2025


Excellente chanson du non moins excellent Hubert-Félix Thiéfaine, issue de son album Suppléments de mensonge (2011).


13 décembre 2025


Voilà une autre super chanson de Tom Waits, extraite de son album Bone Machine (1992).


18 décembre 2025


Une célèbre chanson de Noël (bien qu'elle n'ait pas été écrite comme telle et ne mentionne pas du tout Noël : c'est simplement une chanson sur le froid hivernal, écrite par le parolier Sammy Cahn et le compositeur Jule Styne pendant une vague de chaleur en Californie en juillet 1945, histoire de rêvasser à des températures plus fraîches).

Le premier enregistrement est
celui de Vaughn Monroe, sorti juste après Thanksgiving 1945 (et oui, c'est bien cette version originale qui est utilisée dans le film Die Hard (1988) de John McTiernan).

Il existe plein d'autres versions, dont celles de
Sinatra (1950) et de Dean Martin (1959), mais, comme souvent, je dirais que la version d'Ella Fitzgerald (1960) est particulièrement cool.


20 décembre 2025


Celle-là est un vrai chant de Noël traditionnel, avec une mélodie empruntée au chant d'hiver gallois "Nos Galan" et des paroles anglaises écrites par le musicien écossais du XVIIe siècle Thomas Oliphant et publiées pour la première fois en 1862 dans Welsh Melodies, vol. 2 de John Thomas. La version la plus célèbre (et une excellente version, en plus) est celle de Nat King Cole (1961), bien que celle de Bing Crosby (1957) soit également tout à fait sympatoche, tout comme l'est aussi la version de Dave Eggar et V Covello (2024) pour la bande originale du film Terrifier 3, mais il est indéniable que celle de Nat King Cole a vraiment un truc en plus.


22 décembre 2025


Une chanson de Noël humoristique écrite par le chansonnier américain Randy Brooks en 1977, puis interprétée et popularisée en 1979 par le couple et duo country Elmo Shropshire et Patsy Trigg, alias Elmo & Patsy.

Cependant, la version que j'ai entendue en premier, et de loin la meilleure des trois, est celle du groupe folk celtique
The Irish Rovers, extraite de leur album Songs of Christmas (1999).


24 décembre 2025


À présent que le jour du réveillon est arrivé, voici ma reprise de la meilleure chanson de Noël jamais créée, "Christmas at Ground Zero" de Weird Al Yankovic, extraite de son album Polka Party! (1986) — une chanson dont la thématique nucléaro-apocalyptique, d'actualité à l'époque car c'était encore la guerre froide, est justement redevenue d'actualité ces derniers temps grâce à un certain père Fouettard hideux et maléfique nommé Vladimir Poutine!

Par ailleurs, bien que la chanson de départ soit une parodie de rock FM légèrement rétro, un peu variétoche (si j'ai bien compris, le genre de son que privilégiait Phil Spector pour les chansons de Noël modernes qu'il produisait régulièrement à l'époque), ma version, c'est du
ska, parce que c'était comme ça que je la sentais, et toc.

Donc, ben, joyeux Noël!


25 décembre 2025


Et comme là, c'est le jour de Noël, en voilà une dernière.

À l'origine un célèbre poème du XIXème siècle, intitulé "
A Visit from St Nicholas" et écrit soit par Clement Clarke Moore, soit par Henry Livingston Jr (il y a litige sur qui des deux est le véritable auteur). Il a été mis en musique et interprété par nombre de personnes différentes, mais ma référence (que ce soit pour la sélection des couplets ou pour la mélodie) est la version de 1952 interprétée en duo par Gene Autry et Rosemary Clooney.


1er janvier 2026


Alors que 2026 nous explose à la gueule, v'là la seule chanson qui me soit venue à l'esprit en référence au Nouvel An, et c'est aussi une des quelques chansons sympa du groupe pop-rock irlandais U2, extraite de leur album War (1983).


C'était une chanson à base d'espoir, à propos du mouvement polonais Solidarność: espérons que, contrairement à ce dont on a eu l'habitude ces dernières années, la nouvelle année ne sera pas un putain d'Enfer sur Terre du début à la fin. (J'y crois pas trop, mais bon.)


15 janvier 2026


Une chanson du groupe punk britannique Chubawamba, extraite de leur album Showbusiness! (1994). Inspirée par l'horreur ressentie à la vision de groupes de néo-nazis et de fascistes défilant un peu partout en Europe et au Royaume-Uni pour commémorer Rudolf Hess peu après son suicide le 17 août 1987. Que le jour béni évoqué dans le dernier vers de la chanson arrive bientôt, surtout qu'en ce moment lesdits connards de fascistes deviennent particulièrement pénibles, maintenant qu'ils gouvernent les USA et qu'ils sont à deux doigts de faire de même en France et au Royaume-Uni.


24 janvier 2026


Une autre chanson cool des Doors, extraite cette fois-ci de leur premier album, The Doors (1967).


29 janvier 2026


Je n'ai jamais été aussi fan de Bruce Springsteen que d'autres légendes du rock & folk comme Bob Dylan ou Tom Waits, mais cette chanson, sortie hier (28 janvier 2026), a clairement touché une corde sensible. Sans doute parce que, pour une fois, je partage avec Springsteen l'expérience d'assister (de loin) aux événements cauchemardesques qu'elle évoque. Et, bien sûr, tout simplement parce qu'elle est vraiment excellente, pertinente et importante. On a l'impression d'écouter quelque chose de littéralement historique (tout comme les événements eux-mêmes le sont, malheureusement).

C'est pourquoi j'ai eu envie de l'ajouter à cette petite archive. Vous remarquerez sans doute que je n'ai pas pris le temps de maîtriser chaque complexité de la mélodie, ni vérifié si mon petit solo d'harmonica un peu improvisé ressemble, même de loin, à l'original. Mais, comme pour la sortie du morceau de Springsteen, j'ai l'impression que tout ce qu'on peut faire avec cette chanson se doit de refléter le sentiment d'urgence qu'on a tous. Cette reprise est bien sûr dédiée par un allié français horrifié à tous les courageux Américains qui résistent au fascisme de Trump.


Oh, et si vous êtes à fond d'humeur pour des protest songs contre les criminels d'ICE et à propos des héros et des martyrs de Minneapolis, il y a aussi celle-ci et celle-là (et également celle-là) et elles sont, elles aussi, assez géniales.


2 février 2026


La Chandeleur n'a techniquement rien à voir avec la Bretagne, mais, étant athée et n'en ayant donc pas grand-chose à battre de la présentation de Jésus au Temple, la Chandeleur est pour moi essentiellement synonyme de crêpes. Et qui dit crêpes dit Bretagne. Donc, voilà une chanson bretonne pour le Jour des Crêpes.

La chanson de Tri Yann, parue en 1974 sur leur album Suite Gallaise, est adaptée d'une chanson nettement plus vieille intitulée "Pelot de Betton" ou "La lettre du Pelot de Betton", dont les paroles sont apparues pour la première fois en 1877, sans musique, dans un volume intitulé Poésies populaires de la France, vol. 3 : III Poésies romanesques ; chants de circonstance et compilé par le Comité des Travaux Historiques.


La mélodie a été composée par la musicologue Simone Morand dans les années 1930.

Les Tri Yann ont apporté leurs propres arrangements, quelques reformulations pour obtenir leur rythme caractéristique, et changé la ville d'origine du protagoniste de Betton (en Ille-et-Vilaine) à Hennebont (dans le Morbihan).

J'ai vu avec dépit que la chanson, écrite comme une lettre de soldat à sa mère, est reprise comme une espèce de truc glorieux par tout un tas de chaînes Youtube militaristes, donc, juste pour préciser, quand même: c'est une histoire plutôt tragique ou au minimum pathétique qui se passe dans l'Ancien Régime, avec un pauvre gars enrôlé dans une des guerres particulièrement débiles (et déjà bien meurtrières même s'ils n'avaient pas encore de drones, de missiles, de tanks ou de bipeurs piégés) que les rois et seigneurs se menaient dans ce temps-là, et la chanson met quand même surtout l'accent sur la tristesse de l'arrachement à la famille, et sur la privation d'éducation imposée aux membres du Tiers État à l'époque (à travers la découverte un peu perplexe que le gars Pelot fait de ces breloques qu'on appelle des médailles). Donc, Pelot est bien sympathique et touchant, mais sa missive n'est, à mon sens, aucunement un chant de louange à la guerre et aux armées.

Outre les éternels bienfaiteurs de l'humanité que sont les gens de Wikipedia, je me dois de remercier aussi, comme source de cette présentation, Maïlys de la chaîne "
Bretonne", qui parle de la chanson dans cette vidéo.


7 février 2026


Je ne connaissais Billy Bragg que de nom quand j'ai entendu cette chanson, qu'il a sortie la semaine dernière (le 28 janvier 2026). Maintenant je vais devoir écouter tout ce qu'il a fait, parce que j'adore cette chanson — tout comme j'admire les gens formidables auxquels elle rend hommage: les manifestants anti-ICE de Minneapolis, les observateurs juridiques, tous ces super Américains qui méritent à 100% d'obtenir le prix Nobel de la Paix pour lequel ils ont été nommés, et bien sûr, les deux, parmi ces héros, qui ont été tués par le gang de criminels déguisés en flics et dépêchés par Trump: Renee Good et Alex Pretti. Qu'ils reposent en puissance.


Voici la chanson originale, et voilà le célèbre poème de Martin Niemöller auquel la chanson fait référence.


14 février 2026


Pour la Saint-Valentin, à défaut d'amour, je me contenterai encore de chansons — en l'occurrence, une belle chanson de Georges Brassens, parue sous forme de single en 1959, puis sur l'album Les Funérailles d'antan en 1960.


17 février 2026

Puisqu'aujourd'hui c''est Mardi Gras, voilà un p'tit bout de Louisiane. Alors, pas tout à fait, puisque le fameux chanteur de country Hank Williams était natif d'Alabama, mais cette chanson est son hommage à la culture créole de la Louisiane — sortie en 1952 sous forme de single, que Williams a enregistré avec son groupe The Drifting Cowboys.

Comme aujourd'hui, c'est le Nouvel An lunaire, voici une chanson en mandarin, et qui parle de la Lune (en quelque sorte).

À l'origine une création de la chanteuse taïwanaise Chen Fen-lan, sortie sur son album de 1973 intitulé 夢鄉 (Dreamland). la chanson a ensuite été rendue célèbre sous la forme d'une reprise par la compatriote de Chen, Teresa Teng, qui l'a incluse dans son album de 1977 intitulé 香港之戀 (Love in Hong Kong).

Le truc, par contre, c'est que je ne connais pas un mot de mandarin, ni d'aucune autre variété de chinois. (Enfin si, je connais le mot "cha" (茶), bien sûr, puisque j'aime le thé et j'aime aussi la fameuse revue
Cha: An Asian Literary Journal et sa formidable rédactrice en chef et poétesse Tammy Lai-Ming Ho, mais en gros c'est tout), et je ne me sens pas du tout capable de la chanter phonétiquement. Donc j'ai concocté une sorte de version anglaise de la chanson, à partir de plusieurs traductions préexistantes (plus précisément, celle-ci, et celle-là ainsi que celle-do et enfin celle-ré.

Ah, et je chante alors que j'ai un très mauvais rhume. Désolé si ça rend ma voix insupportable.


26 février 2026


Chez les Trump, être une petite merde raciste, c'est une habitude qui se passe de père en fils. Avant que Donald ne devienne le papy cinglé qui n'arrête pas de réclamer l'acte de naissance d'Obama, puis ne devienne ensuite le Duce dégénéré et sénile du Quatrième Reich, son père Fred était connu pour exiger de ses employés qu'ils refusent de louer ses appartements à des Noirs. La Trump Organization a d'ailleurs été poursuivie devant une cour fédérale pour cette raison au début des années 1970 (Fred présidait alors le conseil d'administration, et Donald était président de l'entreprise).

Et tout comme Donald, qui
se fait magnifiquement fourrer la tête dans une cuvette de toilettes par Robert Crumb et des copines à lui dans une bédé underground de 1991 que Crumb a concoctée), Fred s'est aussi fait défoncer la gueule de façon bien méritée par une création d'un autre auteur mythique: dans ce cas-là, le génie en question est le parrain de la folk US, Woody Guthrie, et le défonçage de gueule artistique en question est sa chanson "Old Man Trump", qu'il a écrite mais n'a jamais enregistrée. (En fait, il avait lui-même loué un appartement dans le complexe résidentiel de Fred Trump de Brooklyn, "Beach Haven", entre 1950 et 1952, et c'est le constat de la politique locative officieusement ségrégationniste de son répugnant proprio qui l'a amené à écrire la chanson dans le courant de l'année 1951).


Merci à Eric D. Guerin dont la vidéo sur la chanson m'en a initialement appris l'existence.


2 mars 2026


Je suppose que la décision, apparemment invalidée depuis, de rejeter un projet pédagogique d'un collège de Commentry (consistant à faire chanter cette chanson par un chœur d'élève à un concert de soutien aux ouvriers de la forge de la commune, qui subit un "plan social") parce que ça porterait atteinte à la laïcité (?!), est une décision qui a dû être prise en état d'ébriété. Je ne vois pas d'autre explication.


En tout cas, je n'étais pas du tout aussi familier de
cette chanson (sortie en 2001 sur l'album Arrêt sur images) que je le suis d'autres tubes de l'éminemment sympathique Bernard Lavilliers, donc merci l'effet Streisand, parce que cette chanson est particulièrement formidable. 


5 mars 2026


À propos de la récente controverse débile/hystérie artificielle avec laquelle les droitards américains ont soigné leur ennui, celle qui concernait le spectacle de mi-temps tout en espagnol lors du Superbowl, bien que je me contrefoute du sport en général et que je ne sois pas fan de reggaeton, je tenais à exprimer mon soutien pour les Américains hispanophones et/ou mentalement sains qui n'ont vu aucun problème dans ce spectacle. Je ne connais pas de chanson de Bad Bunny, mais voici une chanson en espagnol que je connais: la chanson éponyme de l'album Clandestino (1998) de Manu Chao.


8 mars 2026


Pour la journée internationale des luttes pour les droits des femmes, voici une chanson fort pertinente du bluesman étasunien Kevin Moore, alias Keb' Mo', qu'il a d'abord sortie comme single en 2018, puis dans son album Oklahoma (2019). Bien que je me sente obligé de préciser quand même que, quel que soit son sexe, aucun·e leadeuse ou leader autoritaire, conservatrice ou conservateur, aucun·e fanatique religieuse ou religieux, et aucune raclure corrompue en général, ne devrait être mis·e aux commandes, à part cette petite réserve, j'adhère pleinement à l'appel qu'exprime la chanson à mettre fin à l'injustice, anéantir le plafond de verre, et bannir le virilisme de la sphère dirigeante et du reste de la société. L'originale est une collab' avec Rosanne Cash, et j'aime bien aussi cette version solo live.


13 mars 2026


Bien que la superstition soit une chose très bête, ça reste une thématique amusante (comme le surnaturel dans la fiction d'horreur et fantastique), donc il m'a semblé amusant de poster une chanson sur la malchance et les coïncidences un vendredi 13.

Il s'agit, bien évidemment, de la
chanson emblématique de l'album d'Alanis Morissette Jagged Little Pill (1995), mais il y a quelques mois, quand le réfugié afghan Rahmanullah Lakanwal a tiré sur deux membres de la Garde Nationale à Washington, tuant l'une d'entre eux, et quand on a ensuite appris qu'il avait reçu un entraînement paramilitaire de la CIA pendant son adolescence, pour combattre les Taliban (qui eux-mêmes, avant d'être des Taliban, ont d'abord été (comme Al Qaida) des Mujahidin entraînés, eux aussi, par les États-Unis, pour combattre les Soviétiques, dans les années 1980), j'ai eu le sentiment qu'il manquait un couplet à cette chanson, donc je l'ai ajouté à la fin, dans ma reprise.