MYTH AND FABULATION

IN THE FANTASY FICTION

OF NEIL GAIMAN

Essai universitaire (critique et analyse de romans, de nouvelles, de bandes dessinées et de films écrits par Neil Gaiman principalement, mais aussi d'œuvres d'Alan Moore, Shakespeare, Borges, Lovecraft, Philip José Farmer, Jack Kirby, Winsor McCay, Roger Avary, et bien d'autres). L'original est sorti en octobre 2018 et était adapté de ma thèse de doctorat. Cette auto-traduction en anglais est sortie en août 2026.

Quatrième de couverture (traduite):

Publiée pour la première fois en anglais, cette étude critique d'envergure examine l'œuvre de fiction de Neil Gaiman sous les angles de l'intertextualité, de la métafiction et du contexte culturel. S'appuyant sur des bandes dessinées, des romans, des nouvelles et des films, Camus inscrit l'œuvre de Gaiman dans un réseau littéraire et artistique incluant Alan Moore, Shakespeare, Borges, Philip José Farmer, Jack Kirby et Winsor McCay. L'ouvrage explore la manière dont le mythe opère dans la fiction de Gaiman — à la fois comme récit hérité et comme pratique culturelle en constante évolution — façonnant ainsi le sens et la structure de ses œuvres. Alliant perspective théorique et analyse approfondie des sources, le livre présente la fabulation comme une forme de création mythique, grâce à laquelle les œuvres de Gaiman dévoilent les mécanismes de l'imaginaire fantastique tout en y participant. Au cœur de la démonstration figure l'idée que la fiction de Gaiman se met en scène comme un pseudo-mythe ; elle utilise l'autoréflexivité pour révéler comment le fantastique contribue aussi bien à l'édification qu'au renouvellement de l'autorité, de la tradition et de la croyance. Cette traduction anglaise actualisée est enrichie de commentaires supplémentaires et d'une nouvelle préface qui retrace la genèse de la recherche et évoque les accusations récentes portées contre Gaiman, replaçant ainsi l'étude dans un contexte plus contemporain.


Page du livre sur le site de l'éditeur:

https://mcfarlandbooks.com/product/myth-and-fabulation-in-the-fantasy-fiction-of-neil-gaiman/


MYTHE ET FABULATION
DANS LA FICTION FANTASTIQUE
ET MERVEILLEUSE DE NEIL GAIMAN
Essai universitaire (critique et analyse de romans, de nouvelles, de bandes dessinées et de films écrits par Neil Gaiman principalement, mais aussi d'œuvres d'Alan Moore, Shakespeare, Borges, Lovecraft, Philip José Farmer, Jack Kirby, Winsor McCay, Roger Avary, et bien d'autres). Sorti en octobre 2018 et adapté de ma thèse de doctorat.

Quatrième de couverture :
Les œuvres de Neil Gaiman sont souvent qualifiées de postmodernes dans la mesure où elles lient expérimentation et réflexivité à une démarche de fiction populaire qui leur paraît antagoniste. À l'inverse d'une œuvre postmoderniste typique, qui souligne sa mise à nu des mécanismes fabulateurs, les métafictions et parodies de Gaiman restent des fictions fantastiques et merveilleuses où les enjeux fabulateurs (caractérisation, intrigue, émotion, suspens) gardent la place centrale. Ce ne sont donc pas des œuvres expérimentales mêlées d'éléments de fiction populaire, mais des œuvres de fiction populaire réflexive.
Cette posture singulière en fait un terrain fertile pour la réflexion sur les spécificités de la fiction populaire, et sur la place privilégiée qu'y occupe la fabulation ("storytelling"), notion qu'Henri Bergson ou Frank McConnell voient comme le fil rouge entre écriture de fiction et mythopoèse religieuse. Cette dialectique instaurée entre fabulation, mythe et fiction populaire est le cœur thématique de l'œuvre de Gaiman, qui abonde en réécritures de mythes anciens, modernes, religieux, populaires, et en portraits de personnages d'écrivains, de conteurs oraux ou de personae de Gaiman qui, au plus fort de l'intrigue comme aux confins du paratexte, au détour d'une préface ou d'une vignette de bande dessinée, forgent une représentation de la fiction comme mythe, de l'écrivain comme figure mythique du conteur, et de la fabulation comme activité essentielle de l'humanité.

Page du livre sur le site de l'éditeur:


CALIBAN N°52

CALIBAN ET SES AVATARS
Caliban and his transmutations
Ce recueil collectif est paru en 2014 en tant que numéro du cinquantenaire de la revue Caliban. Il est dirigé par Françoise Besson, Philippe Birgy, Roland Bouyssou, Jean-Louis Breteau, Jean-Paul Débax, Albert Poyet et Marcienne Rocard, et il est consacré aux mille réinventions du personnage de Caliban, et de la pièce The Tempest de Shakespeare en général, dans la culture mondiale. Il contient mon article: "Calibans for the 1990s and 2000s: Shakespeare and Fantasy in the Age of 'Professional Fan Fiction' and Integrative Fiction".

L'article étudie les réécritures de Caliban et de The Tempest dans diverses œuvres parodiques ou divers cross-over d'œuvres littéraires appartenant aux genres du fantastique, de la fantasy et/ou de la science-fiction, et ayant été publiées dans les années 1990 et les années 2000 (précisément: les bandes dessinées The League of Extraordinary Gentlemen d'Alan Moore et Sandman de Neil Gaiman, la nouvelle "The Confessions of Caliban" de Nigel A. Sellars, et les romans Caliban's Hour de Tad Williams et Iliad et Olympos de Dan Simmons).

Page du livre sur le site de l'éditeur:

Mon article (ainsi que tout le numéro) est aussi lisible en ligne: https://journals.openedition.org/caliban/587